Mars 2018 - Pascal Grenot – Responsable Technique, GFI

Pascal Grenot a fait appel à la technologie Spynel pour le projet "Prélude", lorsqu'il travaillait chez Alcatel Lucent.

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-        Pouvez-vous expliquer en quelques mots l’application pour laquelle vous avez travaillé avec Spynel, votre rôle dans cette intégration, et pourquoi Spynel était la solution la plus adaptée à ce besoin ?

J’ai commencé à utiliser Spynel il y a cinq ans, sur le projet « Prélude », alors que je travaillais au sein d’Alcatel Lucent. Mes missions étaient de monter l’architecture avant-vente, de suivre la mise en service, et d’analyser les besoins du client. Le projet était l’intégration d’un système de surveillance sur la première barge au monde à liquéfier le gaz offshore. Il y avait un besoin de haut niveau en matière de sécurité. La barge de 500m de long se situait à 200 km des terres, en pleine mer de Timor au nord-ouest de l’Australie. Une solution complémentaire au radar était nécessaire : le cahier des charges du client était de pouvoir détecter à l’horizon le plus rapidement possible des petits navires rapides, de 5 à 6 mètres de long, de type RHIBs, de jour comme de nuit, sous n’importe quelle condition météorologique. Si détecter les pirates était nécessaire, il fallait également surveiller les entrées et sorties de cette barge industrielle afin de détecter d’éventuelles collisions entre les navires. Le radar n’étant pas adapté à ce type de détection, il nous fallait un complément au radar : un système à la fois automatique, panoramique et autonome.

Plusieurs options s’offraient à nous : HGH Infrared Systems ou les fabricants de caméras thermiques plus traditionnels… Nous avons choisi HGH. Spynel-X et Spynel-S n’étaient à l’époque pas encore sortis ; la solution la plus adaptée pour ce type de distance et de contraintes était donc le Spynel-C.

Nous avons ainsi installé sur cette barge de 500 mètres de long deux caméras Spynel-C complémentaires, ainsi que des caméras Pan Tilt Zoom (PTZ) pour complémenter la supervision : les caméras Spynel-C s’occupaient de la surveillance longue distance, et les caméras PTZ prenaient le relais sur les distances beaucoup plus courtes.

-        En quoi Cyclope et Spynel ont-ils répondu à vos attentes ?

La complémentarité des caméras Spynel avec les caméras PTZ, les systèmes AIS et les radars nous a été très utile. Cela nous a permis de complémenter le radar et ses failles en matière de sécurité. Contrairement aux radars, Spynel produit des images thermiques remarquablement nettes sur une très longue distance. On sait immédiatement ce à quoi on a affaire !

Le logiciel Cyclope d’HGH permet la fusion entre les données des caméras thermiques, et celles des radars et des systèmes AIS. C’était extrêmement pratique pour nous : nous avons pu intégrer ces systèmes sur une même interface en ajoutant des gestions d’alarmes, par exemple.

-        Parmi les valeurs d’HGH, l’esprit d’innovation est une priorité : en quoi, selon-vous, le logiciel Cyclope et son capteur Spynel sont-ils innovants ?

Réussir à détecter et surtout à reconnaître des bateaux se trouvant à 10 km est une très bonne révolution. Avec Spynel, on obtient beaucoup plus qu’un simple écho, transmis par le radar : les parties reconnaissance et identification sont très au point. Côté innovation, l’aspect panoramique et l’imagerie en temps réel sont aussi de bons exemples !

Côté logiciel, l’innovation est tout autant présente : l’interface graphique est rapidement configurable, les fonctionnalités sont modifiables en temps réel, le timeshifting permet d’enregistrer et de revoir la vidéo en replay….

L’innovation chez HGH vient en grande partie du dialogue possible avec leurs équipes : ils se sont montrés très réactifs, toujours à l’écoute des besoins et des idées du client. Cyclope 5.0, qui va sortir prochainement, naît de ces besoins qui leur ont été rapportés. Les intégrateurs vont beaucoup apprécier cette nouvelle version !

-        Quel est selon vous l’avenir de Spynel dans la surveillance longue distance d’infrastructures critiques ?

La société HGH Systèmes Infrarouges a de beaux jours devant elle, au vu des dernières technologies sorties telles que le Spynel V-LRF, qui couple la technologie thermique, le visible et le laser. Piloter une caméra visible tout en pointant la menace avec le laser, et en se servant en amont du thermique pour la détection, c’est quelque chose de non négligeable pour la surveillance de sites sensibles. Les menaces principales actuelles sont les drones ; HGH a su développer un système autonome multi-capteurs adapté à ces nouvelles menaces.

-        Quels sont d’après vous les points forts des solutions Spynel par rapport à des solutions plus traditionnelles de type Radar ou caméras PTZ.

Le radar est un écho, tout simplement. Spynel, c’est une imagerie thermique longue distance. Avec Spynel, on fait de l’identification et de la reconnaissance au plus tôt avec une grande précision, même quand la menace se déplace rapidement ; la portée de détection est actuellement de 8 à 10 km pour les plus petites embarcations. Qui est sur ce bateau ? Nous n’avons pas ce genre de réponse avec un radar ; avec Spynel, oui.

Comme je l’ai dit plus tôt, les caméras PTZ sont, elles, très utiles pour la surveillance à courte distance : il ne s’agit donc pas du même besoin. En revanche, les trois systèmes sont complémentaires !

-        Vous avez été plusieurs fois en contact avec notre service R&D afin que notre logiciel réponde au mieux à vos besoins, pouvez-vous nous en dire plus sur cette collaboration ?

Tout d’abord, nous avons reçu une documentation très détaillée pour apprendre comment intégrer le logiciel, ce qui nous, de fait, offert une certaine autonomie. Ensuite, pour le maquettage, les équipes R&D d’HGH se sont déplacées dès qu’elles ont pu pour nous donner de bons conseils, les bonnes directives. Nous avons ainsi appris comment tirer le meilleur du logiciel pour nos propres besoins, et nous avons pu leur demander d’y intégrer de nouvelles fonctionnalités : piloter à distance le playback des vidéos a notamment été une évolution du logiciel souhaitée par Nokia.

De plus, un hyperviseur qui nous était propre commandait le logiciel Cyclope d’HGH. Nous avons donc demandé à HGH une grande ouverture et une grande flexibilité. Toutes nos commandes ont été traitées dans les temps et déployées sur le site rapidement.

Notre collaboration est allée plus loin que ça, puisque nous avons fait des essais en mer ensemble, au Havre. Les équipes techniques de HGH sont venues deux jours avec nous pour faire des tests de Spynel-C et Spynel-S. Échanger sur des tests en commun fut très intéressant.

HGH nous a également prêté du matériel (AIS, antennes, récepteurs, mâts télescopiques). Ces échanges de bons procédés ont fait avancer les choses et nous ont permis d’aller dans le sens d’une bonne collaboration technique.

Par email ou par téléphone, les équipes HGH ont toujours été très réactives.

-        Comment résumeriez-vous votre expérience Spynel en trois mots ?

1. Innovation

2. Réactivité

3. Bon état d’esprit à la fois international, familial et convivial… J’ai dépassé les trois mots !

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